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Messieurs les Anglais, venez à Borée

Plagiat de la célèbre phrase : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers » prononcée le 11 mai 1745 à la bataille de Fontenoy en tant que marque de courtoisie ou preuve de l’habileté des Français face aux troupes anglaises.
Les mythiques cabines téléphoniques rouges, symboles de Londres, ont trouvé une nouvelle vie malgré l’augmentation constante des téléphones portables qui ne justifient plus la présence de ces emblématiques alcôves dans les rues de la capitale.
« Chouchou » des touristes et grâce à des organisations locales qui peuvent les acheter, ces cabines téléphoniques ont maintenant une existence autre, comme devenir une bibliothèque communautaire où l’antre magique est rempli de livres. Romans, poésie anglaise ou encore catalogue de festivals de films, chacun en dépose ou en emprunte.

La boîte à livres de Borée

Alors, si vous n’avez pas l’âme d’un Louis BLÉRIOT pour atterrir à Douvres et faire vos emplettes, ouvrez simplement les portes sur un monde enchanté, celui de la boîte à livres de notre petit village de Borée et ce, sans formule mystérieuse, car lire c’est rêver les yeux ouverts dans un ciel qui donne la clé de bien des évasions.


La première charité d’un village

« La première charité d’un village, c’est sa fontaine », une phrase échappée des lèvres d’un écrivain au nom évocateur et peut-être prédestiné à l’enchantement. Gaston BONHEUR nous a fait partager dans ses écrits, ce plaisir simple des petits villages qui vivaient autrefois au rythme des saisons et en totale harmonie avec la nature. Lieu de rencontre et de convivialité, la petite fontaine d’où s’échappait parfois un mince filet d’eau, devenait un second lieu de retrouvailles, un endroit insolite où lavandières infatigables utilisaient leur battoir au rythme de chansons, un coin singulier où animaux domestiques en totale liberté et bêtes de trait de retour des champs, faisaient une halte naturelle pour se rafraîchir.

Le lavoir et sa fontaine

Oubliées, abandonnées et parfois détruites au profit d’une architecture soi-disant de notre temps, elles sont quelquefois l’objet d’une attention particulière dans des coins reculés que tout un chacun qualifie ironiquement de bout du monde.
Sous la conduite de l’artiste céramiste du village Ève Rastel, petits et grands se sont réunis lors d’une journée qualifiée de citoyenne pour redonner vie à cet espace et lui faire retrouver sa vocation initiale de première charité.

Commune française de haute Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes